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Monthly Archives: septembre 2015

Droits de l’actionnaire

En devenant actionnaire, vous obtenez certains droits tels que :

  • Droit aux dividendes La loi prévoit que 5 % des bénéfices de la société soient versés à la réserve légale, tant que celle-ci est inférieure à 10 % du capital social. Les actionnaires ont ensuite droit à un premier dividende appelé intérêt statutaire (en général 5 à 6 % de la valeur nominale de l’action). Ensuite, sont constituées les réserves statutaires et les réserves facultatives. Le solde restant donne lieu à un super dividende.
  • Droit aux actions gratuites
  • Droit à l’information: Les actionnaires peuvent avoir communication à tout instant des statuts de la société et des documents sociaux relatifs aux trois derniers exercices.
    Ils peuvent consulter les comptes annuels, l’inventaire des éléments d’actif et de passif de la société, le rapport des commissaires aux comptes etc. Ils ont la possibilité de poser par écrit des questions auxquelles il sera répondu au cours des assemblées.
  • Droit de vote: Le droit de vote aux assemblées générales ordinaires et extraordinaires est proportionnel au nombre d’actions possédées. Certaines actions peuvent avoir un droit de vote multiple. Un droit de vote double est possible pour les actions inscrites depuis deux ans.
  • Droit préférentiel de souscription
  • Droit aux augmentations de capital
  • Droit au remboursement de l’apport et au boni de liquidation
  • Participation indirecte à la gestion.
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Les investisseurs étrangers restent circonspects

Mohamed R. Abulhoud, le directeur du Libyan Foreign Investment Board, sait que le développement de la Libye ne se fera pas sans l’appui des capitaux étrangers : «Grâce à Dieu nous sommes de retour dans la communauté internationale. Nous avons fait des lois pour encourager les investis sements : loi sur les transits financiers, loi sur les représentants commerciaux, etc. Nous avons beaucoup travaillé pendant trente années avec le secteur public. Cela doit changer : place au privé et aux investissements étrangers.»

Le directeur se fait donc un plaisir de détailler tous les avantages qu’il y a à investir en Libye : un des pays les plus riches d’Afrique, des besoins à satisfaire dans tous les domaines, proximité de l’Europe, potentiel touristique énorme avec des sites archéologiques grecs en cyrénaïque et romains en Tripolitaine extraordinaires, plusieurs milliers de kilomètres de côte sur la Méditerranée.

Bref, un paradis… Sauf pour les Occidentaux qui travaillent déjà en Libye. «L’administration est totalement inefficace. Pour faire venir un cadre ou un employé de l’extérieur, explique l’un d’eux, il faut remplir le «formulaire B», un dossier extraordinairement complexe et lourd dans lequel on doit justifier le besoin de le faire venir. La procédure prend des semaines. Il faut renouveler la démarche tous les six mois ! Et nous ne sommes jamais sûrs d’obtenir le visa.» Pourquoi ne pas employer des Libyens ? «Depuis de nombreuses années, l’anglais et le français ne sont plus enseignés dans les écoles. Il est rare de trouver un Libyen de moins de 40 ans qui parle une autre langue que l’arabe», explique un autre. De plus, les Libyens les plus qualifiés ne peuvent être payés à leur juste valeur, les salaires étant plafonnés par la loi. Les plus qualifiés ont donc tendance à s’expatrier.

Mais des projets commencent à voir le jour : le plus remarquable, l’hôtel Corenthia, le seul qui, aux normes internationales, est le résultat d’un joint-venture avec une société maltaise. Le groupe Accor a lui aussi un projet d’hôtel à Tripoli. «Nous pensons bénéficier du privilège de l’antériorité puisque cela fait sept ans déjà que nous travaillons en Afrique avec les fonds d’investissements libyens Laico et Lafico», explique Jean-Paul Espinasse, du groupe hôtelier français. Lafarge s’intéresserait à la privatisation des cimenteries annoncée par le premier ministre, Choukri Ghanem.

Mohamed R. Abulhoul concède : «Il nous faut reconstruire des ressources humaines, et cela demande du temps. Il faut lutter contre les vieilles mentalités», notamment en matière d’attribution de visa. Mais il ajoute : «Les entreprises françaises sont trop frileuses. Sur 64 dossiers traités dans mon service depuis quatre ans, aucun n’est français !»

Chômage : l’embellie de juillet reste à confirmer

Après quatre mois consécutifs de progression, juillet aura vu pour la première fois une inflexion dans les chiffres du chômage. Celui-ci a baissé de 0,5%. Avec ses 12 500 chômeurs de moins, les statistiques officielles publiées hier ont donné de bonnes raisons d’espérer, tant au gouvernement qu’aux experts. Bien que sur un an, le taux de chômage affiche une augmentation de 2%, le ministre du Travail, Jean-Louis Borloo estime que cette embellie «faisait plutôt du bien psychologiquement». Alors que le gouvernement a placé l’année 2014 sous le signe de l’emploi, ce repli du nombre de sans-emploi fait évidemment figure de bonne nouvelle. En cette rentrée de tous les doutes, elle pourrait permettre d’améliorer le moral des ménages, et derrière lui, de soutenir la consommation.

Baisse des licenciements economiques.

Une lecture approfondie des chiffres laisse percevoir que presque toutes les catégories de chômeurs ont profité du mieux : hommes, femmes, jeunes voient leur horizon s’éclaircir. Certes, la France compte encore 2,44 millions de demandeurs d’emploi. Mais le nombre de nouvelles inscriptions à l’ANPE a diminué de 5,5% alors que les sorties ont, dans le même temps, reculé de 2,5%. Il s’est trouvé moins de gens pour s’inscrire à la suite d’une fin de CDD ou de mission d’intérim. Le ministère de l’Emploi y voit la marque d’une stabilisation de l’emploi. De même, les licenciements économiques ont baissé de 9,9%, (15,1% en un an), ce qui semble indiquer que les entreprises engageant des plans sociaux s’attachent de plus en plus à reclasser leurs salariés dans d’autres postes.
Le nombre de jeunes demandeurs d’emploi a de nouveau diminué de 1,7% (+4,8% sur un an). Toute reprise profite rapidement aux plus jeunes. Mais celui des personnes de 50 ans et plus a augmenté d’un petit 0,1% (–1% sur un an).

Enfin, le nombre des chômeurs de longue durée, inscrits depuis au moins un an dans une agence, a lui augmenté de 2,5% (+3,0% sur un an). Parmi eux, celui des chômeurs inscrits depuis au moins deux ans est en hausse de 4,2% (+7,7% sur un an).

D’une manière globale, la France voit son taux de chômage diminuer de 0,1% pour s’établir à 9,8%. Mais il est encore trop tôt pour tirer des enseignements à long terme, et pour savoir si oui ou non la tendance est «durable». «La consommation des ménages a été soutenue sur la première moitié de l’année. Cette tendance a besoin d’une amélioration de l’emploi pour se poursuivre», réagit l’économiste David Naudé (Deutsche Bank).

Traditionnellement, les mois de juillet sont généralement porteurs de bons chiffres de l’emploi, ne seraient-ce que parce que les étudiants fraîchement diplômés ne se sont pas encore inscrits à l’ANPE.

Pour Marc Touati (Natexis Banques populaires), il ne faut d’ailleurs pas se tromper: «Le niveau du chômage reste détestablement élevé et la légère baisse de juillet ne compense pas la hausse des deux mois précédents. A 9,8% le taux de chômage retrouve le niveau qui prévalait un an plus tôt, c’est-à-dire un sommet depuis mars 2000», analyse-t-il. «Dans la dernière enquête de l’Insee, ainsi que dans celle de la commission européenne les perspectives d’emploi des industriels apparaissent négatives et celles dans les services demeurent trop faiblement positives pour compenser», rappelle-t-il.

Tout le monde, ministre du Travail en tête, s’accorde donc à affirmer que «le chemin est encore très long» vers le plein-emploi. L’amélioration du marché du travail sera encore lente, et la France devrait continuer à figurer en queue du peloton des pays européens pour ses performances dans ce domaine. En juin, l’OCDE estimait, dans son rapport annuel sur la zone euro, que le chômage français culminerait à 9,9% à la fin de l’année.

S’engouffrant dans cette incertitude, le Parti socialiste et FO ont lancé quelques invectives contre le gouvernement. Le premier pour dénoncer «la responsabilité politique» du gouvernement et l’accuser d’avoir «favorisé la montée de la précarité, incité les entreprises à opérer des chantages à l’emploi en caricaturant à l’extrême les 35 heures». Quant à FO, elle a estimé qu’il était «plus que nécessaire de soutenir l’activité économique par une augmentation du pouvoir d’achat».