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USA: le nouveau paradis fiscal du 21ème siècle ?.

Controversé dans un 1er temps, le projet visant à supprimer la taxation des dividendes pour les épargnants américains recueille maintenant une large adhésion qui va des « brokers » aux prix Nobel d’économie en passant par la FED et une large partie de l’opinion publique. Les voeux d’Obama vont être exaucés selon toute probabilité par le Congrès US qui ne saurait s’opposer à la fois à la Maison Blanche et au peuple américain.
Mais la fiscalité des dividendes ramenée à « zéro » n’est peut être qu’un échantillon de ce que le futur nous réserve ! Pour l’heure, seuls les actionnaires et les entreprises qui font des profits s’en félicitent mais cela ne concerne qu’une frange minoritaire de la population.

Si la reprise tarde à venir, si Wall Street refuse obstinément de rebondir, si la déflation se fait plus menaçante, Obama pourrait envisager une mesure qui révolutionnerait le visage de la planète et créer un appel d’air sans précédent en faveur des Etats Unis: la suppression de l’impôt sur le revenu (« income tax ») dont les économistes ont calculé qu’il serait compensé par un relèvement du taux de TVA à 10% à l’échelon nationale (au lieu d’une kyrielle de taxes de montants divers d’un Etat à l’autre).
Même si ce principe, mis à éxécution, rendait l’Amérique encore plus inégalitaire, il aboutirait à une redistribution immédiate de pouvoir d’achat colossale pour les « classes moyenne », quand aux classes archi favorisées…elles devraient investir immédiatement le surplus dans les actions (le meilleur moyen de profiter d’un « boom économique »).
La Maison Blanche rêve déjà d’avoir restauré le plein emploi d’ici les élections de 2016…mais plus encore, l’Amérique porterait simultanément un coup sévère à la « Vieille Europe »… qui risquerait de voir fuir ses élites vers un nouveau paradis fiscal, consacrant le leadership des USA non seulement sur le plan militaire mais aussi dans celui de la matière grise, du talent et de l’initiative personnelle.
Quel directeur de multinationale européenne (ou asiatique) disposant de filiales aux USA ne serait pas tenté de délocaliser sa feuille d’impôt (ainsi que celle des principaux dirigeants)…l’Amérique deviendrait ainsi un « centre de décision planétaire » totalement incontournable, si elle ne l’était déjà: ce seul motif vaudrait déjà de consentir un sacrifice fiscal considérable en cette période où l’autorité des USA est contestée à l’ONU.

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